Beauté et révélation en Mozart  Parole et Silence   Mozart, la fin de sa vie  Fernando Ortega

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Présentation de l'Éditeur (4ème de couverture)

Beauté en révélation en Mozart

Fernando Ortega

Pourquoi la musique de Mozart nous touche-telle tant ? En quoi est-elle différente des autres ? D'où émane le chant mozartien ?
Cet essai propose des réponses. Avec lui nous pénétrons dans la vie et dans l'œuvre du musicien le plus connu, le plus joué, le plus aimé mais aussi le plus incompris, jusqu'au coeur même de son acte créateur.
Ce que l'auteur nous invite à entendre chez Mozart, c'est une voix unique, impossible à confondre avec aucune autre, qui traverse sa musique, qui en est comme l'estampille. Cette voix n'est que l'effusion de la Miséricorde. Pour Mozart, la Miséricorde était liée à l'image de l'Agnus Dei, il savait à quelle occasion la Miséricorde s'est répandue sur l'humanité. Cela s'entend dans sa musique, et pas seulement dans sa musique d'église, mais dans sa production tout entière. Le grand bonheur mozartien, en fin de compte, ne serait-il pas le bonheur d'être aimé, d'être pardonné, d'être sauvé ?
Mozart choisi par l'Esprit, habité par l'Esprit pour être le véhicule de l'Amour miséricordieux, voilà peut-être une réponse à l'énigme qui depuis plus de deux siècles suscite d'innombrables écrits.
Né à Buenos Aires en 1950, Fernando Onega, docteur en Théologie, est professeur de Théologie morale et de Théologie dogmatique à l'Université Catholique Argentine. Il fut biochimiste avant d'être ordonné prêtre en 1982. Il est l'auteur de très nombreuses publications sur Mozart, dont un essai paru à Buenos Aires en 1991 : Mozart, tinieblas y luz

Parole et Silence - 14x21cm - 162 pages -  ISBN 2-911940-24-5 - 89 FF (+- 13,5 euros)

 

La fin de sa vie - Mozart

Fernando Ortega - Claire Coleman


L'énigme de 1790, avec la chute spectaculaire de la production, le grand marasme intérieur qui s'installe et va s'amplifier jusqu'à la mort.
la profusion d'oeuvres d'où s'exhalent un sentiment de plénitude et l'avant-goût d'un désir comblé.
Quel sens dégager de cette énigme et de ce mystère ?


Claire Coleman, écrivain, et Fernando Ortega, théologien, professeur à l'Université Catholique Argentine, signent leur troisième essai sur Mozart après Beauté et Révélation en Mozart (1998) et La Voix cachée (2002)

 

Parole et Silence - 14x21cm - 195 pages - ISBN 2-84573-377-1 - 16 euros

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Commentaires d'ACF

Pour rendre compte du mystère de ce génie que fut Mozart, suffit-il de dire qu'il ait été choisi par Dieu pour être le reflet de sa propre beauté ou suffit-il d'écrire que Bach était plus tourné vers Dieu tandis que Mozart serait à la fois témoin et interprète d'un Dieu tourné vers les hommes ?

            Pour approcher le mystère de la création musicale chez Mozart, Fernando Ortega, argentin, professeur de théologie à l'Université Catholique d'Argentine, a divisé son étude en deux étapes : il étudie d'abord, à travers ses œuvres et sa correspondance, quelle idée Mozart se faisait de Dieu. Mozart croyait en un Dieu miséricordieux et en même temps exigeant. Cette image de Dieu va être brouillée quand il va subir l'épreuve déchirante de la mort, celle de sa mère lors de son séjour à Paris puis celle de son premier enfant. C'est en regardant en face la mort qu'il va traduire dans sa musique autant profane que religieuse une autre approche de Dieu. Mozart pensait en musique et exprimait en musique la présence mystérieuse de la grâce dans le cœur mortel de l'homme. Il a exprimé sa recherche, ses interrogations et sa foi autant dans ses opéras que dans ses œuvres religieuses .Pour Mozart, la musique, la parole et l'action des artistes pouvaient laisser deviner que le drame de la mort pouvait être un passage vers une libération.

            La deuxième partie de cet ouvrage porte le titre de "Le Mozart de Dieu" F. Ortega étudie comment Mozart a abordé la beauté de Dieu,  pas la 'Beauté' en soi mais la "Beauté suprême, couronnée d'épines et crucifiée." A la fin de sa vie, Mozart qui possède la pleine maîtrise de la création artistique, va exprimer cette vision de la 'beauté crucifiée' par une musique marquée par la simplicité, la transparence et la pauvreté.
            L'auteur consacre son dernier chapitre à la dévotion mariale de Mozart. Cette dévotion permet de dévoiler l'autre sujet qui avec la mort, a polarisé la création musicale de Mozart : l'amour. La musique de Mozart laisse deviner qu'il a tressailli de joie en Dieu qui l'aimait. "Que cette ultime allégresse soit inséparable du cri de la Croix, voilà le paradoxe qui nous a conduit à étudier Mozart à la lumière du mystère de la Beauté du Christ. Dans cette Beauté, le musicien a trouvé le sens des deux réalités – l'amour et la mort – qui, en le déchirant, l'ont ouvert à la Vie." (p.143)
 


            
            Dans un autre livre intitulé 'Mozart, la fin de sa vie.', Claire Coleman et Fernand Ortega s'interrogent sur l'épreuve qu'a subie Mozart durant l'année 1790, année durant laquelle il n'a pratiquement rien composé. "Il écrit à sa femme : "Si les gens pouvaient voir dans mon cœur, j'en aurais presque honte, tout me semble froid, glacé…" Et l'année suivante, dans une autre lettre à sa femme : "Je ne peux t'exprimer mes sentiments, c'est un certain vide, qui me fait très mal – une certaine soif qui l'est jamais satisfaite, qui donc ne s'apaise jamais – qui dure toujours et même croît de jour en jour." Les auteurs de cet autre livre sur Mozart pensent que ce musicien génial a vécu cette année là une épreuve que traverse les mystiques. Aussi, C. Coleman et F. Ortega n'hésitent pas à rapprocher ces écrits de Mozart à sa femme avec ceux de Mère Thérèsa de Calcutta : "Mon sourire est un grand manteau qui couvre une multitude de douleurs… J'éprouve que Dieu n'est pas Dieu, qu'il n'existe pas vraiment. C'est en moi de terribles épreuves. Comme si tout était mort en moi, car tout est glacial. C'est seulement la foi aveugle qui me transporte parce que en vérité, tout est obscurité en moi." (p.20)


 
            Quand on ferme ces deux livres sur Mozart, on n'a plus envie d'utiliser la musique de Mozart comme musique de fond mais de redécouvrir l'œuvre de ce génie qui a chanté la beauté de Dieu qui illumine la boue des hommes. 


Abbé Robert Pousseur, février 2006

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